Présentation

Sébazac-Concourès aujourd’hui …

A l’origine, petit village du Causse comtal à vocation agricole : polyculture, élevage bovin, viande et lait, ovins pour le lait de brebis destiné au fromage de roquefort dont la première phase d’élaboration est réalisé, encore aujourd’hui, à Sébazac, où est implanté la laiterie principale de la cave Gabriel Coulet. La commune compte 22 exploitations agricoles.

La commune de Sébazac-Concourès comprend trois villages :

  • Sébazac le bourg
  • Onet l’Eglise
  • Concourès

Et deux hameaux

  • Gajac
  • Mézeilles

Quelques chiffres permettent de mesurer les dimensions de Sébazac-Concourès :

Superficie de la commune

2709 ha, 900 ha pour l’enclave de Concourès

Population totale : 3235 habitants (INSEE janvier 2016)

Concourès : 264
Onet l’Eglise : 316
Sébazac : 2 553

La volonté de la municipalité est de maîtriser le développement de la population en réalisant des lotissements communaux, assurant ainsi la maîtrise du foncier, du prix des terrains, la construction d’habitat social permettant ainsi la mixité sociale.

Le village de Concourès constitue une particularité unique, tout au moins très rare. Le territoire du village (900 ha) est enclavé dans le canton de Bozouls et séparé de Sébazac par les communes de La Loubière et de Rodelle. En 1789 l’assemblée constituante s’efforce de donner une organisation territoriale cohérente : en fonction des usages, des pratiques, de la foi. Concourès, Sébazac et Onet l’Eglise, communautés et paroisses de faible population et de peu de ressources sont réunies sous la dénomination de mairie de Concourès.

En 1903, le siège de la mairie est transféré à Sébazac. La commune devient alors Sébazac-Concourès. Concourès reste cependant une section de commune dont les biens propres sont gérés par une commission syndicale élue par les habitants, au même rythme que l’élection municipale. Il convient de citer aussi, Flars, Mézeilles et Gajac, hameaux constitués autour de fermes. Le village a connu dans les années 70 un développement très important, développement cohérent qui se fait concentriquement autour du bourg centre.

Dans les années 60, huit communes se sont regroupées en un district. Ce district est devenu aujourd’hui Rodez Agglomération. Sébazac trouve toute sa place et joue pleinement son rôle dans cette agglomération.

Un peu d’histoire…

La présence humaine sur la commune de Sébazac-Concourès est attestée depuis 100000 ans avec le site exceptionnel du Rescoundudou à Onet l’église. Les fouilles ont permis de découvrir les restes d’un enfant néandertalien et de nombreux outils. L’homme installé à proximité d’un point d’eau s’adaptait à un climat plus froid que de nos jours. Les traces humaines sont ensuite rares jusqu’au chalcolithique. Une douzaine de dolmens datés de cette période (environ 5000 ans avant aujourd’hui) parsèment le causse. Ces sépultures collectives représentent des croyances disparues et sont, à ce titre, des monuments à protéger et très fragiles. L’âge du fer, il y a environ 800 ans, offre peu de vestiges. Un oppidum (« village gaulois ») a été repéré près de Flars et des tumuli (sépultures individuelles), tertres de terres, sont observés sur la commune. Comme dans les époques précédentes, la nature offre les ressources nécessaires, le calcaire et la terre, à la construction de ces repères religieux et paysagers. Arrive alors la romanisation de la commune qui se fait discrètement. La période gallo-romaine a laissé des traces ténues mais importantes : le nom du village « Sébazac » dont le suffixe ‘ac’ pourrait avoir des racines latines, de nombreux fragments de tegulae (tuiles) qui démontrent un habitat dispersé. Par exemple, un habitat a été trouvé à Gajac ou encore une bergerie près de Concourès. Le Moyen-Age est davantage présent dans notre environnement.

Le haut Moyen-Age (il y a 1000 à 1500 ans) nous a laissé deux nécropoles, l’une aux Igues qui est visitable et une autre à Gajac. Cette double présence est rarement attestée sur une même commune et montre la complexité de la construction de cet espace géographique. Les tombes de cette période sont aussi construites en calcaire en lien direct avec l’environnement naturel. Des textes attestent la présence d’un château pour Sébazac ou Gajac mais leur emplacement exact reste un mystère. L’église de Concourès est un bel exemple de la ferveur religieuse de cette époque et certaines parties sont datées de l’époque romane.
L’existence du village de Sébazac se retrouve dans des chartes médiévales et Concourès offre de nombreux vestiges de la fin du Moyen-Age et de la Renaissance. La fontaine des Igues ou le puits de Gajac sont les monuments les mieux conservés de cette période. Fontaine, puits ou citerne montrent l’importance de l’eau, source de vie et affirmation d’un pouvoir et encore une adaptation de plus en plus élaborée de l’homme à son environnement.

Ainsi, le patrimoine de la commune, particulièrement riche et varié, nous rappelle que la présence de l’être humain dans cet espace particulier qu’est le Causse Comtal raconte une relation étroite et évolutive entre les hommes, leurs croyances et un environnement naturel.
Remerciements à Monsieur Daniel Pélissier du club d’archéologie

L’inventaire du patrimoine mobilier religieux de Sébazac-Concourès

La présence humaine sur la commune de Sébazac-Concourès est attestée depuis 100000 ans avec le site exceptionnel du Rescoundudou à Onet l’église. Les fouilles ont permis de découvrir les restes d’un enfant néandertalien et de nombreux outils. L’homme installé à proximité d’un point d’eau s’adaptait à un climat plus froid que de nos jours. Les traces humaines sont ensuite rares jusqu’au chalcolithique. Une douzaine de dolmens datés de cette période (environ 5000 ans avant aujourd’hui) parsèment le causse. Ces sépultures collectives représentent des croyances disparues et sont, à ce titre, des monuments à protéger et très fragiles. L’âge du fer, il y a environ 800 ans, offre peu de vestiges. Un oppidum (« village gaulois ») a été repéré près de Flars et des tumuli (sépultures individuelles), tertres de terres, sont observés sur la commune. Comme dans les époques précédentes, la nature offre les ressources nécessaires, le calcaire et la terre, à la construction de ces repères religieux et paysagers. Arrive alors la romanisation de la commune qui se fait discrètement. La période gallo-romaine a laissé des traces ténues mais importantes : le nom du village « Sébazac » dont le suffixe ‘ac’ pourrait avoir des racines latines, de nombreux fragments de tegulae (tuiles) qui démontrent un habitat dispersé. Par exemple, un habitat a été trouvé à Gajac ou encore une bergerie près de Concourès. Le Moyen-Age est davantage présent dans notre environnement.

Le haut Moyen-Age (il y a 1000 à 1500 ans) nous a laissé deux nécropoles, l’une aux Igues qui est visitable et une autre à Gajac. Cette double présence est rarement attestée sur une même commune et montre la complexité de la construction de cet espace géographique. Les tombes de cette période sont aussi construites en calcaire en lien direct avec l’environnement naturel. Des textes attestent la présence d’un château pour Sébazac ou Gajac mais leur emplacement exact reste un mystère. L’église de Concourès est un bel exemple de la ferveur religieuse de cette époque et certaines parties sont datées de l’époque romane.
L’existence du village de Sébazac se retrouve dans des chartes médiévales et Concourès offre de nombreux vestiges de la fin du Moyen-Age et de la Renaissance. La fontaine des Igues ou le puits de Gajac sont les monuments les mieux conservés de cette période. Fontaine, puits ou citerne montrent l’importance de l’eau, source de vie et affirmation d’un pouvoir et encore une adaptation de plus en plus élaborée de l’homme à son environnement.

Ainsi, le patrimoine de la commune, particulièrement riche et varié, nous rappelle que la présence de l’être humain dans cet espace particulier qu’est le Causse Comtal raconte une relation étroite et évolutive entre les hommes, leurs croyances et un environnement naturel.
Remerciements à Monsieur Daniel Pélissier du club d’archéologie